Sélectionner une page

Communiqué de presse d’Olivier MONTEIL

Conseiller Régional d’Occitanie

Délégué départemental du Front National des Hautes-Pyrénées

Le 05 juin 2018, le Comité Consultatif National d’Ethique a remis son rapport au Président de la République, après six mois d’une consultation nationale sur les sujets touchant à la révision de la loi bioéthique de 2011. Il s’avère que sur la Procréation médicalement assistée (PMA) ouverte aux couples de femmes, et sur la Gestation pour autrui (GPA), les Français qui se sont exprimés ont majoritairement repoussé ces inquiétantes perspectives.

La PMA pour les couples de femmes, si elle était adoptée, consacrerait de facto un « droit à l’enfant », devenu un simple objet de désir, privé de père, donc privé de son origine biologique et de son identité, contrevenant à la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, article 7 (droit de connaitre ses parents) et 8 (droit de préserver son identité).

Sans même parler des objections morales fondamentales envers la PMA concernant la sélection et la destruction des embryons humains, voire les possibilités horrifiantes de recherches sur l’embryon et toutes ses dérives eugénistes potentielles, la PMA ouvre la porte à la chosification de l’enfant, réduit à l’état de « projet », de simple objet à s’offrir, alors que c’est un être humain, et même le plus faible qui soit.

La dérive de l’extension de la PMA aux couples de femmes et non plus aux seuls couples hétérosexuels infertiles comme inscrit à ce jour dans la loi, ouvrira aussi la porte à la GPA, qui est par définition une autre forme de PMA.

Là, en plus de l’enfant, c’est le corps de la femme qui devient un objet marchand, offrant la location de son utérus, gratuitement ou tarifée, à des « clients » en mal d’enfants. La femme devient « mère-porteuse », négation de sa si noble et belle vocation de mère. Pire encore, la GPA encourage le trafic procréatif, c’est-à-dire purement et simplement le trafic d’êtres humains, futurs esclaves des temps modernes et du monde globalisé (le marché de la GPA rapporte aujourd’hui plusieurs milliards de dollars aux Etats-Unis).

La GPA revêt toutes les caractéristiques de la définition de l’esclavage selon la Convention contre l’esclavage de 1926 : « l’esclavage est l’état ou la condition d’un individu sur lequel s’exerce les attributs du droit de propriété ou certains d’entre eux ».

De même, la GPA contrevient à l’article 35 de la Convention des Droits de l’Enfant, qui interdit la vente ou la traite d’enfant, « à quelque fin et sous quelque forme que ce soit ».

Autoriser la GPA serait accréditer le propos de feu Pierre BERGE, président de la fondation Yves Saint Laurent, déclarant à propos de la GPA en décembre 2012 dans un entretien au Figaro que « louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence?», ce qui constitue une véritable négation de la dignité et de l’humanité de la Femme.

Sur ces sujets de société essentiels, il est inconcevable que les élus de la République soient aujourd’hui si peu audibles. Il est au contraire de leur devoir d’affirmer publiquement leur refus du commerce des femmes et des enfants et une vision anthropologique claire, sans laquelle toute civilisation s’effondrerait.