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Conférence de presse du 06 septembre 2019 à TARBES, à la permanence du RN des Hautes-Pyrénées:

« Au sortir des élections européennes du 26 mai dernier, un constat clair : confirmation et renforcement de l’implantation progressive du Rassemblement National dans les Hautes-Pyrénées.

Après la séquence d’après-présidentielles de 2017, qui avait pu laisser croire à certain que les électeurs du RN étaient déçus et s’étaient perdus dans l’abstention, non seulement le RN retrouve son score de 2014 mais il fait même mieux encore : désormais 1er parti des Hautes-Pyrénées, il a gagné 4 000 voix de plus qu’il y a 5 ans dans notre département et dépasse les 20 000 voix ; il a également progressé en pourcentage avec 22,2% contre 20,3% en 2014.

Une élection nationale comme les Européennes permet de distinguer les rapports de forces. Le RN dans le 65 est arrivé 1er dans 8 des 10 plus grosses villes du département : Lourdes, Aureilhan, Lannemezan, Vic en Bigorre, Séméac, Bordères sur l’Echez, Juillan, Barbazan Débat. Et même à Tarbes, si nous sommes arrivés 2ème , c’est à seulement 120 voix près et face à une coalition de partis : LREM-MODEM-AGIR.

D’autre part, par rapport aux dernières présidentielles, on constate un net effritement du parti macroniste REM à 21% alors que Macron avait réalisé plus de 25% au 1er tour des Présidentielles (-4%), un effondrement de LR à 6,4% alors que Fillon atteignait 14,5% (-8%), une débandade de LFI à 8,2% quand Mélenchon culminait à 23% (-14% !) et au contraire une progression du RN à 22,2% puisque Marine avait réalisé 18,6% en 2017 (+3,6%).

Aujourd’hui, il importe que les électeurs du RN soient aussi représentés localement dans notre département. C’est la raison pour laquelle nous présenterons au moins 2 listes municipales en 2020 en Hautes-Pyrénées : Tarbes et Lourdes.

Je ne vous parlerai pas de Lourdes, une conférence de presse à la fin du mois, à l’occasion de notre déjeuner de rentrée de fédération à Lourdes, vous présentera la liste que nous sommes en train de constituer, sa tête de liste et ses grands axes de programme.

A Tarbes, pour la 1ère fois, nous présenterons donc une liste aux élections municipales.

Elle se nommera « Rassemblement pour Tarbes » et j’ai eu l’honneur d’être investi par la commission d’investiture du RN pour la conduire.

Cette liste est bien sûr soutenue par le Rassemblement National, mais elle n’est pas exclusive et est ouverte et prête à accueillir tous les Tarbais désireux de s’unir pour l’intérêt commun de la ville de Tarbes. Comme son nom l’indique, c’est une liste de rassemblement, au seul service du Bien Commun des Tarbais.

Il ne s’agit pas seulement pour nous de revendiquer un droit démocratique légitime, qui est celui de représenter nos électeurs à Tarbes, il s’agit aussi et surtout de porter un nouveau projet pour Tarbes.

En effet, aujourd’hui, les Tarbais ont besoin de changement. Il y en a eu en 2001, lorsque la majorité actuelle a enfin libéré Tarbes de l’errance socialo-communiste et il faut le reconnaitre à l’actif de la municipalité actuelle. Mais après 18 ans de mandature, je crois qu’on peut dire que la page est tournée et que maintenant il faut passer à autre chose.

A Tarbes, le parti politique présidé dans notre département par le maire actuel de Tarbes, ne représente plus une force politique majoritaire, très loin de là. Il le sait d’ailleurs très bien, la meilleure preuve en est qu’il accepte de s’associer aux représentants d’En Marche et que bien sûr, aucune liste En marche ne s’est du coup finalement annoncée à Tarbes. On a l’habitude, depuis qu’en 2017 déjà on avait pu constater que les LR n’avaient pas jugé bon de présenter un candidat face à En Marche dans la 1ère circonscription.

En clair, il y aura sans doute une « liste Trémèges » à Tarbes, mais plus de liste LR puisqu’on aura affaire à une entente LR-LREM. La droite est donc aujourd’hui orpheline à Tarbes. En tous cas, après 18 ans de mandat de ce qui n’est plus la Droite à Tarbes, nous sommes là pour prendre la relève.

Et cette relève s’avère nécessaire parce que Tarbes est une ville qui décline, où l’insécurité se développe, où la pauvreté ne cesse de croitre et où la vie économique s’affaiblit de plus en plus. Le rapport de la Cour des Comptes publié au début de l’été sur la ville de Tarbes démontre parfaitement l’ampleur du déclin économique de Tarbes, qui perd chaque année de la population, des emplois (1600 entre 2009 et 2014), qui affiche un taux de pauvreté de 24%, 10 pts au-dessus de la moyenne nationale ; le bilan est peu glorieux et ce n’est évidemment pas en maintenant le cap actuel que cela pourra s’améliorer.

Nous travaillons actuellement sur un programme que nous présenterons aux Tarbais fin décembre ou début janvier.

D’ores et déjà vous pouvez savoir que nous axerons nos efforts :

– d’abord sur la sécurité et la tranquillité des citoyens Quand on voit qu’à Tarbes on se contente d’à peine une vingtaine de policiers municipaux alors qu’il en faudrait le double pour une ville de 40 000 habitants, et quand on constate qu’il y a autant sinon plus d’agent chargés de la police du stationnement que de policiers municipaux, on se dit que la priorité actuelle est de verbaliser. Pour nous, au contraire, nous ferons tout pour traquer la vraie délinquance et non les automobilistes. Avec nous, ce sera « tolérance zéro », et je vous garantis que nous mettrons tous les moyens qu’il faut pour cela.

Bien sûr, il va sans dire que, maire de Tarbes, je m’opposerai à toute installation d’immigrés clandestins dans la commune.

Il ne faut pas des mesurettes, il y a un effort considérable à faire en termes de surveillance et de présence policière en ville face aux incivilités, aux agressions, à la montée de la violence et du trafic de drogues, nous le ferons. La sécurité, c’est le 1er devoir du maire et la 1ère des libertés pour les habitants.

Et nous avons pour nous les exemples des villes brillamment gérées par le Rassemblement National, comme à Beaucaire ou Hénin-Beaumont ou encore Fréjus, où l’action municipale sur la sécurité a porté ses fruits et réduit fortement la délinquance (-46% des vols avec violence et -49% des destructions de bien en 5 ans dans la ville RN de Beaucaire).

– nous nous engagerons également à ne pas augmenter les impôts municipaux de toute la mandature, contrairement à ce qui a pu être fait à Tarbes. Une gestion saine n’a nul besoin de piocher dans la poche d’habitants déjà oppressés par la fiscalité et au faible niveau de vie. Là encore, la gestion des villes RN prouve que cela est parfaitement possible et réalisé.

– nous nous attacherons à la promotion et à la défense du commerce de proximité en ville, notamment par de vraies mesures fiscales au profit des commerçants, un accompagnement des commerçants et une amélioration des accès aux commerces de proximité, le développement des aires de stationnement ; nous agirons aussi pour la défense de l’emploi dans la commune. A cet égard, si je suis élu maire de Tarbes, et contrairement aux parlementaires REM ou PS-PRG du département et maire actuel, je m’opposerai à tout déménagement de l’hôpital de Tarbes à l’extérieur de la ville. Nous sommes fermement attachés à la défense du service public, qui n’a pas à être « rentable » mais dont la mission est de servir le public, c’est à ça que servent nos impôts.

– nous ferons aussi de l’éducation une priorité, qui m’est chère en tant que père de six enfants, afin d’augmenter les réhabilitations et les moyens pour les écoles et la petite enfance ; par exemple, moins de 200 places de crèches pour une ville de 40 000 habitants, il faut évidemment faire mieux. Tarbes doit être une ville familiale, où les familles se sentent bien, accueillies, soutenues

Nous développerons également une série de mesures pour la défense du patrimoine historique, le développement de l’attractivité touristique et économique de Tarbes, la promotion du lien Armée-Nation, du sport, le rayonnement culturel ou encore la solidarité, notamment envers nos Anciens, les séniors, par un renforcement des actions du CCAS.

Je me suis engagé toute ma vie, sous l’uniforme comme officier, à défendre la France et les Français parfois au péril de ma vie. J’ai poursuivi cet engagement au Rassemblement National au service de mes compatriotes et dans l’exercice de mon mandat de conseiller régional.

Mon engagement pour Tarbes en est la continuité naturelle: vous l’avez compris, je souhaite me mettre au service de Tarbes, pleinement et résolument, et j’ai la volonté d’en faire à nouveau une ville sûre, tranquille, active et dynamique, où il fait bon vivre.

L’heure du Rassemblement pour Tarbes a sonné ».

Olivier MONTEIL