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Conférence de presse ce vendredi 07 décembre, en compagnie de Marie-Christine SORIN, mandataire et également pilote de notre programme culture-jeunesse, à notre permanence de campagne à Tarbes.
L’occasion de dresser le bilan d’une catastrophique gestion municipale, aujourd’hui en situation d’échec total, et de présenter nos 5 principaux axes de programme pour sortir Tarbes du déclin:
– Sécurité d’abord: mise sur pied d’un vrai commissariat municipal, actif 7j/7 et 24h/24, aux effectifs doublés
– Priorité au commerce de proximité: aide fiscale aux commerçants, préemption de surfaces commerciales pour leur offrir des sites à loyer modéré, baisse des loyers et des taxes commerciales (CFE, CVAE…), développement des places de stationnement, plus nombreuses et moins chères, pour mieux accéder au centre-ville
– mieux gérer la ville (épinglée par la cour des Comptes), baisser les impôts locaux et stopper le gaspillage des subventions et projets inutiles. Maintenir l’emploi à TARBES en refusant le départ de l’hôpital
– rendre TARBES plus familiale, plus solidaire et plus propre: établir un nouveau plan de circulation plus fluide et moins polluant,

rendre la ville plus accessible aux familles et aux handicapés, action sur la propreté, plan d’ensemble pour les écoles
– Démocratie directe et défense du patrimoine: référendum d’initiative locale, par quartier ou pour toute la ville, sur les sujets d’intérêt local; empêcher la destruction du patrimoine comme celle de l’Ecole Normale d’institutrices de la rue Ténot, et défendre notre patrimoine.
En janvier, nous détaillerons un programme complet, décliné en 30 propositions.
Défendons TARBES et les Tarbais d’abord!

Texte de la Conférence de presse:

CONFERENCE DE PRESSE RASSEMBLEMENT POUR TARBES  DU 06/12/2019

« STOPPER LE DECLIN, RELANCER TARBES »

Si d’aucuns prétendent qu’ils ont encore « un job à finir », pour TARBES il est tout au contraire urgent d’arrêter les frais.

En effet, si job il y a eu, force est de constater qu’aujourd’hui c’est un constat d’échec.

Avec un taux de chômage (22,3%) très haut dessus de la moyenne nationale, un taux de pauvreté (24%) qui classe TARBES parmi les pires élèves des villes moyennes françaises, une fiscalité très élevée, une criminalité en hausse permanente, un commerce en faillite, la gestion passée de TARBES est clairement en situation d’échec.

Il suffit se promener en centre ville et d’observer les fermetures régulières de magasins et commerce, du « Moderne » à la « cave aux Moules », de la rue Lasalle à la rue Brauhauban en passant par la rue Foch, ce sont des dizaines d’enseignes qui ferment en centre-ville.

TARBES n’est pas attractive : elle n’attire pas les jeunes puisque la tranche d’âge de ceux qui travaillent (16-60 ans) est en forte baisse, tandis que la tranche des + de 75 ans augmente (16% de la population de la ville, contre 11% pour l’ensemble des villes moyennes)

C’est révélateur à la fois de la mauvaise gestion et de l’impuissance de la municipalité actuelle, qui a fait de mauvais choix.

Pour sortir TARBES du déclin dans lequel elle s’enfonce et pour élaborer nos propositions, nous nous sommes appuyés bien sûr sur le bilan de la ville, mais également les souhaits et revendications des habitants, que nous avons consultés et consultons encore par voie de sondage : à cet effet, 6 000 tracts-questionnaires ont déjà été distribués et nous exploitons les réponses, qui nous permettrons, courant janvier, d’affiner et de finaliser notre programme avec l’élaboration de 30 propositions concrètes et détaillées.

Aujourd’hui, je vous en délivre les 5 axes majeurs  qui guideront notre action lorsque nous gérerons la mairie de TARBES.

Partons du constat que nous faisons de TARBES : c’est une ville post-industrielle depuis la fermeture de GIAT en 2007 ; elle n’est pas non plus une ville de destination touristique, et ceux qui glosent sur la « relance du tourisme » à TARBES font une analyse superficielle et se font des illusions.

TARBES n’est pas attractive car elle est mal gérée, ses atouts ne sont pas mis en valeurs, la sécurité y est mal assurée, le commerce n’est pas favorisé et la fiscalité y est trop forte.

Il faut y remédier.

TARBES n’a pas vocation à être une métropole et l’imposture de la très artificielle communauté d’agglomération TARBES-LOURDES-PYRENEES ne doit pas faire illusion.

Mais TARBES peut et doit rester la vraie capitale de Bigorre, la ville où tous les habitants du département trouveront ce qu’ils n’ont pas dans leurs vallées ou leurs plaines.

Elle peut et doit redevenir une ville où il fait bon vivre, familiale, sûre, dynamique, plus accessible aux enfants, aux séniors, aux handicapés, et où l’on trouve tous les services dont on a besoin.

Nos propositions pour relancer TARBES :

  • SECURITE D’ABORD :

Constat :

Il n’y a de vie économique prospère ni de vie familiale paisible sans sécurité.

Si TARBES n’est pas attractive, c’est d’abord parce que la sécurité n’y est pas pleinement assurée.

Or à Tarbes, le trafic de drogues quotidien en ville, voire de grande ampleur comme une récente opération de police à Solazur l’a illustré, et les agressions se multiplient, sur le Caminadour ou en pleine place de Verdun, et même à l’intérieur des églises comme à St Jean dernièrement !

Il faut rétablir la « Sécurité d’abord » : traquer les délinquants plutôt que les automobilistes aux parcmètres. Pour cela, il faut y mettre les moyens, ce qui n’a jamais été sérieusement fait par la municipalité précédente.

Proposition :

La sécurité des citoyens dans notre ville sera donc notre priorité n°1, contrairement aux mandats précédents, où la priorité était plutôt donnée à la police des parcmètres qu’à la sécurité des Tarbais.

Sans dévoiler les propositions détaillées, il est évident qu’en matière de sécurité, TARBES n’a pas besoin d’une brigade équestre qui parade dans les rues sans aucune utilité, ni d’une nuée de policiers du stationnement chargés de mettre des PV.

TARBES a besoin d’un vrai commissariat municipal, ouvert 7jours sur 7 et 24h sur 24, présent en permanence sur le terrain et en mesure d’intervenir au secours des tarbais à toute heure de la journée ou de la nuit.

Cela nécessitera un gros effort d’effectifs, qui sera plus que doublé (objectif 60 policiers municipaux) et un recentrage des missions sur l’opérationnel.

La vidéosurveillance devra être développée, non par des mesurettes comme les quelques caméras embarquées mises en place, mais par un vrai plan de déploiement de vidéosurveillance d’au moins 150 caméras, incluant un nombre suffisant d’agents formés en vidéo-protection.

Enfin, il faudra veiller à refuser toute installation de migrants clandestins dans notre ville.

TARBES deviendra une ville plus sûre !

  • FAVORISER LE COMMERCE DE PROXIMITE

Constat :

TARBES est une ville post-industrielle qui, en raison d’une mauvaise gestion, continue de perdre chaque année des emplois (1 600 entre 2009 et 2014 !), des commerces et des habitants (500 par an !). Installer des commerces en périphérie (Arsenal, ZAC de l’Adour, Grandes Surfaces commerciales) a été une grave erreur de la municipalité précédente, aux conséquences désastreuses sur le commerce de proximité du centre-ville.

Il faut au contraire et d’urgence redonner vie à notre centre-ville, trop délaissé au profit des grandes surfaces et de la périphérie.

Proposition :

Le centre-ville doit d’abord être plus accessible aux promeneurs comme aux clients, si l’on veut que la dynamique commerciale revienne : il convient donc d’établir un nouveau Plan de Circulation du centre-ville, plus lisible, permettant une plus grande offre de stationnement, plus accessible donc moins chère.

Rétablir et maintenir le commerce de proximité en ville par une action communale et une fiscalité plus attractives : baisse la cotisation foncière des entreprises (CFE)  et de la part communale de la CVAE ; réduction des loyers pour l’aide à l’installation des commerces de proximité ; acquisition par la commune de surfaces commerciales en centre-ville pour réduire la vacance commerciale et offrir des loyers modérés aux commerçants…

Ces actions devront être complétées par une lutte drastique contre l’habitat indigne et insalubre.

Ce programme sera assorti des mesures de protection nécessaires : refus d’installation de toute nouvelle grande surface en ville, rétablir les pôles d’activités culturelles dynamiques (médiathèques, cinémas, activités culturelles) dans le centre-ville et non en périphérie.

Enfin les festivités alliées aux traditions de la ville de TARBES et son histoire, et non des festivités imitant les fêtes de Bayonne alors que TARBES n’est pas basque, doivent être favorisées en centre-ville.

  • MIEUX GERER LA VILLE, BAISSER LES IMPOTS ET STOPPER LE GASPILLAGE

Constat :

TARBES a une fiscalité trop élevée et qui augmente chaque année, avec des taxes ménages (habitation, foncier) digne d’une ville de la côte basque (15,5 €le m2, comme à Bayonne)…ce qu’elle n’est pas. D’autre part, la Cour des Comptes a épinglé la mauvaise gestion de la ville, source de dépenses  et charges indues, comme les charges de tourisme, culture et sport payées par la ville alors qu’elles sont du ressort de la Communauté d’agglomération, ou encore la mauvaise gestion du fonctionnement de la ville (hausse des charges de 2% par an, hausse des charges de personnel de 1,4% par an, non-respect de la durée légale du travail (1,4 millions d’€ de coût/an !), fort absentéisme municipal qui coûte 2 millions d’€ par an !)

La municipalité soutient l’aberrant et calamiteux projet de transfert de l’hôpital de TARBES à LANNES, ce qui sera catastrophique pour l’emploi et fera perdre 2000 emplois hospitaliers directs à la ville !

Plus de 5 millions d’€/an sont distribués aux associations, et même davantage si on compte les soutiens aux festivals (« Tarbes en tango » coûte 500 K € au contribuable).

Proposition :

Protéger l’emploi à TARBES, c’est d’abord s’opposer catégoriquement au projet technocratique de transfert de l’hôpital de TARBES à LANNES. L’hôpital de TARBES, 1er employeur de la ville, ne doit pas partir.

Une ville attractive est une ville à faible fiscalité ; nous nous engageons à ne geler les impôts directs (habitation, foncier, foncier non bâti, etc.) sur toute la durée du mandat, voire à les baisser dès que la situation de la ville sera assainie.

Cela impliquera de corriger les erreurs passées et de rétablir une gestion administrative cohérente, conforme aux textes (renvois des charges de la Communauté d’agglomération à la Communauté d’agglomération), économe en « bon père de famille », de stopper le gaspillage des subventions aux associations qui ne sont pas « d’intérêt tarbais », de mieux maitriser la masse salariale et lutter contre l’absentéisme et les abus (rétablir les 1607h/an/agent).

Cela impliquera également de s’opposer aux projets coûteux sans intérêt réel pour le développement économique de la ville : « villa des Arts » au Carmel à 3,5 M€, végétalisations d’immeubles, « Street Art » laid et coûteux…

Cela impliquera aussi un comportement plus économe et plus écologique, par exemple avec l’éclairage public, qui doit être mieux réalisé mais en LED et, selon les sites, en fonctionnement non permanent (détecteurs de mouvements).

  • UNE VILLE PLUS FAMILIALE, PLUS SOLIDAIRE ET PLUS PROPRE

Constat :

TARBES dispose de peu de moyens d’accueil de petite enfance (200 places de crèches pour 40 000 h) et ses écoles sont en grande partie en mauvais état ; les handicapés sont laissés pour compte dans les transports, où seuls 11 des 285 arrêts de bus du GRAND TARBES sont accessibles en autonomie complète aux handicapés ; les incivilités (occupations de places handicapées sur les parkings, déchets sauvages sur la voie publique) ne sont pas ou trop peu réprimés ; la circulation est difficile en ville…

Proposition :

Etablir un nouveau Plan de circulation en ville, plus fluide : supprimer les feux rouges inutiles, sources de bouchons et de pollution surtout sur les axes rapides périphériques, et installer des ronds-points manquant sur les accès Ouest ; améliorer la signalisation des accès et simplifier les sens uniques et contournements, notamment dans le centre; développer les voies cyclables et les sécuriser ; adapter la voirie et les trottoirs aux handicapés.

Faire effort sur la propreté des rues et trottoirs et développer les équipes de nettoyage et les fréquences de passage.

Rénover les écoles dans un plan d’ensemble (et non 1 seule comme Jean MACE à 6 M€) axé sur les travaux prioritaires : isolation, fenêtres et portes, chauffage, équipements pédagogiques de qualité (objectif d’1 vidéoprojecteur par classe).

Améliorer l’accès à la culture, au tourisme et aux sports, notamment pour les Séniors, les handicapés et les Anciens Combattants, en adaptant les horaires des dessertes, en améliorant l’accessibilité aux sites, en proposant des offres plus nombreuses et plus accessibles en ville.

  • DEMOCRATIE DIRECTE ET DEFENSE DU PATRIMOINE

Constat :

Les grands sujets qui engagent la ville sont rarement mis pour avis à la population : le transfert de l’hôpital de TARBES en est un exemple, personne n’a demandé leur avis aux Tarbais, idem pour l’installation des Grandes surfaces en ville ou les destructions programmées de bâtiments historiques (Ecole Normale d’institutrices de la rue Ténot). Un effort de démocratie locale s’impose donc.

Par ailleurs, il reste peu de patrimoine historique à TARBES, il doit être préservé sans concession.

Proposition :

Donner la parole aux Tarbais pour tous les sujets d’intérêt local par la démocratie participative locale, sous forme de consultation référendaire locale, par quartier ou pour la ville entière selon les sujets.

On ne doit pas pouvoir imposer aux tarbais des projets dont ils ne veulent pas, ce que l’on ne peut savoir que par la consultation, sans la limiter à de simples réunions de quartiers.

Défendre notre patrimoine : l’architecture tarbaise est belle et unique ; il faut donc s’opposer à toute destruction de sites historiques ou ayant une valeur historique tarbaise. Il faut préférer la rénovation des sites anciens plutôt que leur remplacement, c’est le devoir d’une municipalité qui aime TARBES et au service des Tarbais.

Olivier MONTEIL

Tête de liste RASSEMBLEMENT POUR TARBES